Les pédagogues référents

Brigitte Pras, fondatrice de la pédagogie MUSMAT

Brigitte Pras, fondatrice de la pédagogie Musmat

Professeure de piano diplômée de la méthode Suzuki (European Suzuki Association), formée en rythmique Jaques-Dalcroze par Joy Kane, institutrice de formation, violoniste et cheffe de chœur : elle a eu à cœur de relier les apprentissages instrumentaux et solfégiques de la façon la plus naturelle, puisqu’elle est calquée sur les acquis fondamentaux de l’être humain, la marche et le langage.

Ayant à cœur de transmettre son savoir-faire, elle est formatrice auprès d’un public d’enseignants, notamment par le biais du CNFPT dont elle est intervenante, et auprès d’artistes désirant se tourner vers la pédagogie, ou utiliser les principes MUSMAT pour mieux appréhender la théorie musicale dans leur pratique quotidienne.

La méthode Suzuki : un apprentissage instrumental par l’oralité

Shinichi Suzuki est né au Japon en 1898. Fils d’un luthier, il a étudié le violon et s’est intéressé à la pédagogie lors d’un voyage en Allemagne : confronté à la difficulté d’apprendre une langue étrangère, il a réalisé que les enfants, très jeunes, sont capables d’assimiler et de reproduire facilement leur langue maternelle, et même d’autres langues.

Trois facteurs sont indispensables pour cela :

  • l’environnement, avec une écoute antérieure à l’apprentissage puis quotidienne, pour que l’enfant manie sa langue avec aisance ;
  • la pratique quotidienne, pour qu’il progresse dans ses acquisitions ;
  • l’attitude de l’entourage proche, dont l’aide et les encouragements sont déterminants.

Le docteur Suzuki a appliqué ces principes à l’apprentissage de la musique et créé la « méthode Suzuki », enseignée aujourd’hui dans le monde entier, pour le violon, le piano, le violoncelle et la guitare, ainsi qu’à l’étranger pour la flûte, la harpe ou le chant.

La rythmique Jaques-Dalcroze : le solfège par le ressenti corporel

Émile Jaques-Dalcroze est né en 1865 à Genève. Compositeur, chansonnier et pédagogue hors pair, il s’est rendu compte que l’enseignement de la musique était trop « figé », et qu’il était important de redonner une place prépondérante à la compréhension corporelle de la musique, avant même sa compréhension intellectuelle. Sa réputation a très tôt dépassé les frontières de la Suisse.

Les notions rythmiques (mesure, carrure, pulsation, rapport des durées) ainsi que les notions harmoniques et mélodiques (gammes, tonalités, intervalles, accords) sont vécues à travers le mouvement, le jeu, l’improvisation et les chansons.